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Jeudi 28 Août 2008
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Dieu souffre lui aussi DE TOUTES LES QUALITÉS de notre Seigneur Jésus-Christ, laquelle attire le plus l’attention ?Laquelle est la plus admirable ? Son grand amour, certainement, mais c’est là une réponse générale. Sa puissance ? Sa patience ? Son humilité ? Personnellement, je suis vivement attiré par la pro fonde sensibilité de notre Seigneur Jésus. Je dis « sensibilité », conscient que le mot n’exprime pas toute la force de cette qua lité remarquable du Sauveur. Peut-être que le mot « compas sion » conviendrait mieux. Non pas dans le sens de « pitié » mais plutôt dans celui d’empathie, la faculté de s’identifier à quelqu’un. On ne peut pas lire les Ecritures sans constater que Jésus ressentait la peine d’autrui comme si elle était la sienne. Il la vivait à tel point que lorsqu’il percevait la présence d’un être humain en détresse, il ne pouvait pas passer outre. li devait intervenir. Dans son livre The Gift for ail People [ don pour tousi, Max Lucado exprime ainsi cette idée : « Jésus-Christ res sentait la claudication de l’infirme, la souffrance du malade, la solitude du lépreux. Et en ressentant cette douleur, il ne pou vait s’empêcher d’y porter remède.» (p. 19) En voici une illustration. Jésus parcourait la Galilée lors qu’en approchant de la ville de Nain il vit un cortège funèbre avancer lentement. Dans le cercueil gisait la dépouille du fils unique d’une veuve, accompagnée de « beaucoup de gens de la ville » (Luc 7.13, NBS). La femme éplorée avait déjà perdu son mari, et son fils venait de mourir. Comment supporter deux deuils ? Le récit biblique n’indique pas à quelle distance de Jésus se trouvait le cortège funèbre. Au milieu de la foule, que vit le Sauveur ? Il vit les larmes d’une mère, et derrière ces larmes, la souffrance et le désespoir. C’était suffisant, car I’Ecriture rap porte que « le Seigneur fut ému de compassion pour elle ». Puis, s’approchant tout près d’elle, il lui dit « Ne pleure pas I » Elle ne sait pas qui lui parle. Elle ne sait pas que celui qui lui dit de ne pas pleurer a le pouvoir de ressusciter les morts. Sur-le-champ, celui qui dit de lui-même « Je suis la résurrection et la vie » touche le cercueil. Le cortège s’arrête. Le Seigneur s’adresse au mort avec l’autorité qui calma la tempête « Jeune homme, je te le dis, lève-toi » La mort perd son pou voir en la présence de celui qui donne la vie. « Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. » (Jean 11.25; Luc 7.14,15) La mort avait arraché à cette femme son trésor le plus pré cieux. Mais le Sauveur le lui rend, et par cet acte il accomplit non seulement la mission qui le conduisit sur la terre, mais il démontre le caractère et la nature du Messager divin venu la mener à bien. Revenons maintenant au début. Qu’est-ce qui impression ne le plus dans ce récit, la puissance de Dieu pour ressusciter les morts, ou la profonde « sensibilité » d’un Dieu ému par les larmes d’une mère ? Personnellement, je suis dans l’émer veillement devant le pouvoir de Dieu pour ressusciter les morts ; sa profonde compassion pour la douleur de l’un de ses enfants suscite encore plus mon admiration. Oui, les larmes d’une mère portèrent le Seigneur à s’arrêter et à oublier un moment ses plans pour la journée. Si ces larmes éveillèrent sa compassion, l’inspirèrent à la consoler par ses paroles et à rap peler à la vie son fils mort, alors béni soit notre Sauveur, car il est non seulement puissant ; il est compatissant t A quoi bon un Dieu puissant mais insensible à nos souffrances ? Quiconque se sert indignement du pouvoir octroyé cause du mal. Quiconque ne fait pas de mal mais n’emploie pas son pouvoir à de nobles fins, le dilapide. Ce ne fut absolument pas le cas de notre Seigneur, car il est fort et puissant, mais il est aussi « miséricordieux et compatissant ». Et s’il fut ému par la douleur d’une femme, pourquoi ne serait-il pas touché par nos souffrances ? • Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (Hébreux 4.15, NBS) Fernando Zabala Fernando Zabala redacteur de la revue " Priorités ".
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