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Jeudi 28 Août 2008 |
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Le lait de lapin contient 10,4% de protéines, les lapereaux doublent leur poids en 6 jours. Le lait de chat contient 7% de protéines, les chatons doublent leur poids en 9 jours. Le lait de vache contient 3,3% de protéines, le veau double son poids en 47 jours. Concernant l’homme, son lait ne contient que 1,2% de protéines et le bébé met 180 jours pour doubler son poids.[1] Après quelques années, le veau atteint un poids de plusieurs centaines de kilos. Quelle mère attendrait un tel résultat pour son enfant?
Pour les humains, la situation est tout autre. Le bébé est porté durant longtemps par la mère. Il n’a donc pas besoin d’un squelette qui se fortifie rapidement (donc une absorption massive de calcium n’est pas nécessaire). Par contre son développement se concentre sur le cerveau. C’est pourquoi le lait de femme contient deux fois plus de sucre que celui de la vache. Le sucre de lait, ou lactose, est nécessaire pour fabriquer la gaine de myéline utilisée pour protéger les fibres nerveuses. Une carence en lactose peut nuire au développement du système nerveux et du cerveau. Une vache doit mettre bas avant de pouvoir donner du lait. Pour tirer un maximum de profit des vaches laitières, l’insémination artificielle est pratiquée chaque année et, depuis le moment où les vaches sont portantes jusque quelques semaines avant la naissance suivante, elles sont traites. La naissance du veau chez les races de vache laitière pose des problèmes. Lait de production «respectueuse» des animaux (lait bio)On croit souvent qu’en achetant du lait bio, par opposition au lait produit de manière conventionnelle, on peut résoudre tous ces problèmes. On oublie que les vaches des paysans bio sont soumises au mêmes traitements que ceux mentionnés ci-dessus. Le «lait bio» provient de vaches qui ont été sélectionnées pour produire de (trop) grandes quantités de lait, ce qui n’est pas naturel. Ces races sont plus sensibles aux maladies. Pour que le paysan bio puisse tirer du profit, les vaches doivent également mettre bas chaque année pour produire du lait.
Consommation de lait et santéLe lait et les produits laitiers sont à l’origine de problèmes de santé très sérieux. Ils constituent la principale cause d’allergies alimentaires.[5] Malgré cela, l’industrie laitière continue de faire croire que le lait est une nourriture indispensable pour l’être humain. Si tel était le cas, toutes les personnes qui se nourrissent uniquement d’aliments végétaux (végétaliens) devraient être malades. Etonnament, elles sont souvent en meilleure santé que celles qui consomment des produits animaux.[6] Le Professeur Dr. Claus Leitzmann, spécialiste des sciences de la nutrition à l’Université Justus-Liebig à Giessen, a déclaré à ce sujet:
«Des études sur la nutrition, menées dans de nombreux pays, mais également par nous, ont montré que les végétaliens sont généralement en meilleure santé que les autres. Leurs valeurs concernant le poids, la pression artérielle, le taux de graisse dans le sang et le niveau de cholestérol, de même que leur état de santé général, sont plus proches des normes idéales. En plus des aspects positifs de la nourriture végétalienne, il faut souligner que cette manière de se nourrir est beaucoup plus favorable pour l’environnement qui est considérablement endommagé par la pollution due aux excréments d’animaux détenus dans les élevages de masse et au méthane qui est émis par les bovins. Si davantage de personnes adoptaient une alimentation végétalienne, les pays soi-disant développés n’auraient plus besoin d’importer des céréales pour nourrir le bétail. Cela permettrait de diminuer les élevages d’animaux, les fabriques d’animaux, les transports cruels et d’éviter des expériences sur animaux. Si tous les êtres humains devenaient végétaliens, l’état de santé de la population s’améliorerait ainsi que l’environnement et ce serait bénéfique pour l’ensemble de la société. Cela vaut vraiment la peine d’utiliser ce potentiel.» Les écoles de médecine conventionnelles soupçonnent le lait d’être à l’origine, entre autre, de plusieurs maladies: maladies cardiaques[7], cataracte[8] (seulement en cas d’intolérance au lait de vache), neurodermatites[9], cancer de la prostate et des reins[10], … Le livre «Echec aux allergies» explique ce phénomène: Accumulation de substances toxiques dans le laitEn plus des inconvénients du lait dus à sa nature, on y trouve, comme dans la viande de boeuf, des substances nuisibles qui proviennent de la nourriture donnée au bétail et qui s’accumulent. La viande contient en moyenne 14 fois plus de pesticides que les végétaux, le lait en contient 5½ fois plus.[16] Il n’est pas étonnant que ces susbtances nuisibles se concentrent également dans le lait maternel. De nombreuses études ont montré que plus les femmes consommaient de viande (y compris les volailles et les poissons), d’œufs et de lait, plus leur lait contient de substances toxiques.[17] Une étude du New England Journal of Medicine a montré que le lait des femmes végétariennes, même celui qui a la plus mauvaise qualité, était toujours meilleur que le moins mauvais des laits de femmes non végétariennes. Et en moyenne le lait des femmes végétaliennes contient 35 fois moins de substances toxiques que celui des non végétaliennes.[18]
Comme exemple de poison, le journaliste scientifique Udo Pollmer cite le PCB dans son livre «Mange et meurt. La chimie dans notre nourriture»[19]: «Lors de son passage du sol aux plantes, la concentration de PCB est multipliée par 50. Dans le lait maternel et dans le corps humain sa concentration est de 25’000 supérieure à celle du sol. L’Institut de recherche sur le lait de Kiel a montré que chaque habitant consommait des doses inquiétantes de PCB par le biais des produits laitiers.» D’autres substances toxiques s’accumulent également: les pesticides, fongicides etc., et ceci d’autant plus que l’on avance dans la chaîne alimentaire. Si l’on se nourrit de manière végétale, la concentration de substances toxiques est beaucoup plus faible que dans le lait et la viande qui proviennent d’animaux qui ont consommé les plantes et qui ont accumulé les poisons. Ostéoporose / calcium / protéineOn prétend souvent que l’être humain ne peut pas vivre sans lait, car il contient du calcium qui prévient l’ostéoporose. Ce préjugé est largement répandu par l’industrie du lait. La réalité est tout autre.
Les os servent entre autre de réserve de calcium pour le corps.Ainsi le niveau de calcium dans le sang peut être équilibré. En général le public croit que les os perdent du calcium lorsqu’on n’en absorbe pas suffisamment dans la nourriture. Comme le lait contient beaucoup de calcium, de nombreux médecins et l’industrie du lait en recommandent une grande consommation. Ce raisonnement semble logique, mais il souffre d’un défaut. Il ne résiste pas aux études scientifiques! Les recherches modernes en alimentation ont prouvé que la cause principale de l’ostéoporose n’est pas le manque de calcium absorbé, mais la grande consommation de protéines animales! (autres facteurs: nourriture faible en vitamines, trop d’acidité dans l’organisme et manque d’exercice!).
Exprimé autrement: plus le corps doit faire face à des protéines en excès, au plus le bilan en calcium est négatif![21] La perte en calcium est d’autant plus forte que la quantité de protéines animales consommée est importante. Ceci a été prouvé par de nombreuses études scientifiques et a été confirmé encore par la simple observation au niveau mondial: c’est dans les pays où la consommation de lait et de produits laitiers est la plus importante USA, Finlande, Suède et Grande-Bretagne que l’ostéoporose est le plus répandue. Les Esquimaux qui absorbent la plus grande quantité de calcium (2000mg/jour par les poissons), ont le taux de personnes atteintes d’ostéoporose le plus élevé du monde, ceci à cause du fait qu’ils ont une nourriture extrêmement riche en protéines animales (250g à 400g par jour).[22] Le mythe: «Plus on mange de protéines, mieux on se porte» est également contredit par les faits. Le lait de vache contient presque trois fois plus de protéines que le lait maternel. Pourquoi un adulte aurait-il besoin d’autant (même plus!) de protéines que lors de sa croissance? L’adulte a certes besoin de protéine,mais celles-ci lui sont largement fournies par une alimentation végétale.[23] Les aspects écologiques et économiques de l’industrie du laitPour «produire» 1 litre de lait, 840 litres d’eau sont nécessaires, alors que pour 1 kilo de pommes nécessite seulement 40-60 litres d’eau, pour le froment: 106 litres, pour les tomates: 138 litres.[24] De plus, les vaches ne sont pas des machines à lait, mais des êtres vivants qui ont besoin d’énergie absorbée sous forme de nourriture. Cette nourriture n’est pas directement transformée en lait ou en viande comme la publicité le laisse entendre, mais également en déchets polluants (excréments, urine...) et en chaleur. Le problème avec le lait est le même que pour la viande en matière de gaspillage d’énergie et d’aliments: il faut d’abord nourrir la vache avant qu’elle puisse produire du lait.[25] Il y a ainsi une grande déperdition de nourriture qui renchérit grandement les coûts de production des aliments d’origine animale.
Certains objectent que dans notre économie de marché, il n’y aurait pas d’industrie de la viande ni du lait si celles-ci n’étaient pas rentables. Mais c’est oublier que ces deux secteurs sont largement subventionnés par le gouvernement afin justement de les maintenir à flot. Les dépenses de la Confédération suisse pour le soutien du prix et l’aide à l’écoulement de ces produits se sont élevées en 1992 à 1’205,9 millions de francs (pour la production végétale, seulement 332,1 millions). A cela s’ajoutent 63,8 millions pour l’«amélioration» des conditions de détention des animaux et la lutte contre les épizooties. Mais pour l’industrie du lait, ce n’est encore pas suffisant; c’est pourquoi le gouvernement a accordé en 1991 des subventions de 1’339,6 millions de francs à ce secteur.[26] Voilà comment, dans le secret, certaines industries font de l’argent par la dilapidation de nourriture et de terres cultivables. Et ici nous n’avons considéré que les subventions distribuées officiellement. Les coûts dus à la pollution des sols, des eaux souterraines et des lacs à cause des excréments d’animaux qui y sont déversés massivements, sont également pris en charge par le gouvernement et donc par les contribuables.[27] (Ici on ne peut pas séparer l’industrie du lait de celle de la viande, car elles sont liées: la production de lait entraîne automatiquement la «production» de veaux qui sont abattus pour l’industrie de la viande.) La facture des soins requis pour les patients atteints d’ostéoporose s’élève chaque année à 1,3 milliards en Suisse.[28] Il s’agit d’une raison suffisante pour promouvoir la prévention de cette maladie. Les alternatives au lait et aux produits laitiersDans la plupart des recettes, on peut remplacer le lait de vache par le lait de soja, le lait de riz, de noix de coco ou même par l’eau. Pour adoucir le goût on peut ajouter de la purée d’amande ou de la purée de sésame. Le fromage peut être remplacé par du tofu et le yoghourt par du yoghourt au soja. Dans des livres de cuisine végétalienne on trouve des recettes qui permettent de faire soi-même des substituts de produits laitiers comme la crème acidulée, le fromage etc. Ci-dessus sont mentionnées les manières les plus simples de remplacer les produtis laitiers. Mais de manière générale il faut se poser la question de savoir quel est le rôle du produit laitier dans une recette. Par exemple dans un Musli, le yoghourt est recommandé pour obtenir un aliment crémeux. Il peut alors être remplacé par de la purée d’amande, par de la banane écrasée ou de l’avoine fraîchement moulue et trempée dans de l’eau. C’est aussi l’occasion d’essayer d’autres aliments. L’industrie alimentaire a développé de nombreux produits de substitution au lait et aux produits laitiers et il existe une offre de plus en plus étendue.
Un aperçu des alternatives au lait figure dans le Vegi-Info 4/97.[29] Mais il faut souligner que la consommation de lait et de ses produits dérivés peut être arrêtée sans forcément leur trouver des aliments de substitution. Il s’agit ici juste de faciliter la transition vers une alimentation végétale et de trouver des aliments qui plaisent au goût des consommateurs. Les produits à base de soja sont souvent fabriqués de manière industrielle et ne devraient donc pas être consommés en trop grande quantité. ConclusionUne remarque finale concernant la translation des faits énoncés dans l’alimentation quotidienne: «Les être humains préfèrent souvent aller à leur perte plutôt que de changer leurs habitudes»
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