Leçon de l'École du Sabbat
 
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Unir le Ciel et la Terre
1er trimestre 2026
6 - La foi en Christ seul
Du 31 janvier au 6 février 2026
Samedi après-midi
Lecture de la semaine:
Phil 3:1-16
;
Rm 2:25-29
;
Jn 9:1-39
;
Eph 1:4,10
;
1 Cor 9:24-27


Verset à mémoriser:
« Afin de connaitre Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts » (
Philippiens 3:10,11
, LSG)

Lorsqu’il est question du salut par la foi seule, indépendamment des œuvres de la loi, une résistance intime semble s’éveiller en nous. Nous avons naturellement tendance à nous appuyer sur nos propres actions, comme si elles pouvaient jouer un rôle dans notre salut. C’est précisément ce point que Paul aborde avec force, en s’opposant vigoureusement à ceux qui prônaient la circoncision comme condition du salut.

Afin d’éviter que certains ne considèrent leurs œuvres, telles que la circoncision, comme contribuant à leur salut, Paul indique clairement que la justice vient de Christ, comme un don reçu par la foi, et non par la loi. Bien que la circoncision ne soit peut-être plus un sujet controversé aujourd’hui, le principe qu’elle illustre demeure essentiel.

La Réforme protestante elle-même avait commencé sur cette question: le rôle de la foi et des œuvres dans l’expérience d’un disciple du Christ. En fin de compte, Christ est tout pour nous, « l’auteur et le consommateur de la foi » (
Heb 12:2
). Si nos priorités sont bien placées, nous vivrons dans l’assurance de l’amour de Dieu et nous jouirons, dès maintenant, de la promesse du salut, tout en n’ayant point « notre confiance en la chair » (
Phil 3:3
).
Se réjouir dans le Seigneur
Lisez
Philippiens 3:1-3
. Quelles notes positives et négatives Paul donne-t-il ici, et comment sont-elles liées? Comment décrit-il les croyants?

Paul commence sur une note très positive, donnant presque l’impression qu’il s’apprête à conclure sa lettre. Mais il n’en est rien. Il revient sur l’un des thèmes principaux de cette Épitre: se réjouir dans le Seigneur. Et il fournit plusieurs raisons à cela. La plus importante est d’avoir confiance en Christ, et non en nous-mêmes: Nous « qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (
Phil 3:3
). Qui d’entre nous n’a pas appris, d’une manière ou d’une autre et à ses dépens, qu’il ne faut pas se confier dans la chair?

L’avertissement fort « prenez garde » (répété trois fois) ne se trouve nulle part ailleurs dans les Écritures. Apparemment, les Philippiens savaient parfaitement à quelle menace Paul faisait référence. Plutôt que de désigner trois problèmes distincts, cet avertissement semble concerner un même groupe de faux enseignants décrits sous trois aspects différents.

Les impies ou les irréligieux étaient parfois appelés « chiens » en Israël (
Phil 3:2
; cf.
Ps 22:17
;
Esa 56:10
;
Mt 7:6
;
2 Pi 2:21,22
). Les faux enseignants pouvaient aussi être qualifiés à juste titre de « mauvais ouvriers ». Le fait de les désigner comme étant ceux qui mutilent la chair ou de « faux circoncis » (
Phil 3:2
, LSG) montre qu’en Galatie, et ailleurs, ils cherchaient à imposer la circoncision aux croyants non juifs, contrairement à la décision du Concile apostolique (voir
Ac 15
).

Il est intéressant de noter qu’une réponse aux défis spirituels, y compris la propagation de faux enseignements, est de « se réjouir dans le Seigneur » (
Phil 3:1
; cf.
Phil 4:4
).

Tout ce qui nous procure de la joie nous fait nous réjouir (en grec, les mots pour « joie » et « se réjouir » sont liés). Dieu veut que nous soyons joyeux, et Sa Parole est un véritable guide pour atteindre le vrai bonheur et la joie durable. Cela comprend le fait de recevoir la miséricorde de Dieu (
Ps 31:7
), placer notre confiance en Lui (
Ps 5:11
), recevoir les bénédictions du salut (
Ps 9:14
), adopter la loi divine comme mode de vie (
Ps 19:14
), y compris le sabbat (
Esa 58:13,14
); croire à Sa Parole (
Ps 119:162
) et élever des enfants qui craignent Dieu (
Pr 23:24,25
).

La vie peut se révéler éprouvante pour chacun d’entre nous, même lorsque tout semble se dérouler sans encombre. Mais, même si tout va mal, de quoi pouvez-vous et devez-vous vous réjouir? Qu’est-ce qui vous en empêche?
La vie antérieure de Paul
Il est courant, pour les convertis chrétiens, de penser à leur vie en termes d’« avant » et d’« après » leur rencontre avec Jésus, tout comme Paul le fait dans
Philippiens 3
.
Cependant, à tort ou à raison, nous qualifions parfois ceux qui ne sont pas chrétiens de « bonnes personnes » et, du moins selon les normes humaines, beaucoup le sont. Mais face aux normes divines, nul n’est juste, pas même les chrétiens.

Dans
Philippiens 3:4-6
, Paul énumère de nombreuses choses dont il tirait fierté. Quelles sont-elles? Comment décririez-vous les « bonnes choses » dans votre propre vie (passée et présente)?

Paul oppose les Juifs croyants, propagateurs de fausses doctrines, aux croyants non circoncis qui placent toute leur confiance en Christ pour leur salut, sans se fier aux œuvres humaines comme la circoncision (voir
Heb 6:1
;
Heb 9:14
; cf.
Rm 2:25-29
). Même si la vie passée et l’ascendance de Paul auraient pu impressionner ses compatriotes juifs, rien de cela n’a contribué à son salut. Au contraire, ces privilèges l’ont aveuglé un temps à son besoin de Christ.

Paul n’était pas seulement circoncis, il l’était « le huitième jour », c’est-à-dire qu’il était israélite de naissance et membre du peuple de l’alliance, circoncis conformément à la loi. De plus, il appartenait à la tribu de Benjamin, dont le territoire incluait certaines des villes majeures d’Israël. En tant qu’élève de Gamaliel (
Ac 22:3
;
Ac 26:4,5
) et pharisien, il maitrisait parfaitement la loi et sa stricte application selon la tradition.

Paul était si zélé pour la loi qu’il persécutait l’Église, la considérant comme un menace pour le mode de vie juif prescrit par la loi. Il est intéressant de noter que, bien qu’il fût « irréprochable » au regard d’une « justice » humaine, Paul avait compris que la loi était bien plus profonde et exigeante qu’il ne l’imaginait, et que sans Christ, il était condamné.

Comparez
Rm 7:7-12
à
Mt 5:21,22,27,28
. Quel point crucial Jésus et Paul soulignent -ils au sujet de la loi, et pourquoi la « foi en Christ » (
Phil 3:9
, LSG), plutôt que la loi, est-elle la seule source de justice? Considérez la question suivante: dans quelle mesure observez-vous la loi, du moins telle que Jésus a dit que nous devons le faire?
Les choses qui comptent
Comme l’a souligné l’étude d’hier, ce qui faisait jadis la fierté de Paul était en réalité un obstacle à la foi, car cela l’aveuglait sur son besoin de Christ. Paul recourt au langage du commerce: “gain” et “perte” », pour décrire son bilan spirituel avant la foi. Bien que nous n’aimions pas trop y réfléchir, chaque être humain possède un « registre spirituel ». Auparavant, le registre de Paul était mesuré selon les valeurs juives de son temps, plutôt que selon les valeurs bibliques enseignées par Jésus.

Après sa conversion, son registre spirituel devint radicalement différent, car son échelle de valeurs avait changé: il passa de la « monnaie » du judaïsme à la « monnaie du ciel ».

« Celui qui est descendu du ciel peut parler du ciel et présenter correctement les choses qui forment la monnaie céleste, sur lesquelles il a apposé son image et sa marque. Il connait le danger qui menace ceux qu’il est venu relever de la dégradation et élever auprès de lui sur son trône. Il insiste sur le danger qu’il y a à accorder de l’affection à des objets futiles et dangereux. Il cherche à détourner notre esprit des choses terrestres pour l’orienter vers le céleste, afin que nous ne gaspillions pas en vain notre temps, nos talents et nos opportunités pour des choses qui ne sont que vanité. » (Ellen G. White, The Advent Review and Sabbath Herald, July 1, 1890.)

Dans le judaïsme du premier siècle, Paul était une étoile montante, jusqu’à ce qu’aveuglé par la lumière de Jésus glorifié sur le chemin de Damas (
Ac 9
), sa vue spirituelle soit corrigée et qu’il voie enfin clairement.

Jean raconte l’histoire d’un autre homme aveugle qui avait fini par voir Jésus clairement. Jésus déclara qu’Il était venu dans le monde « pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles » (
Jn 9:39
, LSG). Comment ce principe pourrait-il s’appliquer à votre propre vie?

Qu’y a-t-il de plus précieux que la vie éternelle dans le ciel et sur la nouvelle terre? Pourtant, les valeurs du monde aveuglent tant de personnes à cette réalité. Il existe une rivalité inhérente entre les choses valorisées ici-bas (voir
Mt 13:22
;
Lc 4:5,6
;
1 Jn 2:16
) et celles que le ciel valorise: le fait de ressembler à Christ et le salut des âmes.

Le monde peut nous aveugler aux vérités spirituelles et à ce qui compte vraiment.
Quelle est la clé pour garder les yeux fixés sur l’essentiel?"
La foi du Christ
Le point principal que souligne Paul ne doit pas nous échapper. Il a vécu un échange merveilleux sur le chemin de Damas, substituant son ancienne vie, fondée sur la loi, par la présence même du Christ — « afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui » (
Phil 3:8
, 9, LSG).

Être trouvé « en lui », c’est-à-dire en Christ, est une expression intéressante. Lisez
Eph 1:4
;
2 Cor 5:21
;
Col 2:9
;
Gal 2:20
. D’après ces passages, que voulait dire Paul par cette idée, selon-vous?

La référence de Paul d’être en Christ a été largement débattue. Il n’est peut- être pas surprenant que la meilleure explication en vienne de Paul lui-même: « pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre » (
Eph 1:10
, LSG). C’est le dessein de Dieu depuis le commencement. Paul explique clairement comment cela s’accomplit: « Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption » (
1 Cor 1:30
, LSG).

Être « en Christ » comprend tout ce que le plan du salut implique, depuis l’éveil de notre intelligence spirituelle (la sagesse), jusqu’à la justification par la foi (la justice), en passant par la préparation au ciel (la sanctification), et enfin jusqu’à la glorification lors du retour du Christ (la rédemption). Le salut est l’œuvre du Christ, du commencement à la fin, pour nous et en nous. Ainsi, en recevant Christ, nous possédons tout ce dont nous avons besoin.

Lisez
Philippiens 3:9
. Quelles sont les deux choses que Paul oppose, et pourquoi il est important de toujours se rappeler de ce contraste?

Comme Paul l’a compris, posséder sa propre « justice » n’est pas la véritable justice, car la loi ne peut donner la vie (voir
Gal 3:21
, 22); seul Christ le peut, par la foi.
Et pas n’importe quelle foi. Après tout, les démons croient aussi et tremblent (
Jc 2:19
). La seule foi salvatrice est « la foi du Christ ». Lui seul a obéi parfaitement et peut obéir parfaitement. (Le mot grec pour foi, pistis, signifie aussi fidélité.)
Ainsi, si nous sommes en Christ et qu’Il vit en nous (
Gal 2:20
), nous vivons par Sa foi, au travers de notre foi en Lui.
Une seule chose: connaitre le Christ
Lisez
Philippiens 3:10-16
. Quels sont les points principaux que soulève Paul dans ce passage?

Il n’est certainement rien de plus important que de connaitre le Christ, ce qui garantit qu’à la fin, Il nous connaitra et nous reconnaitra devant le Père (voir
Mt 7:21-23
;
Mt 10:32,33
). Comment Le connaissons-nous? Par Sa Parole écrite, en la lisant et en la vivant. Nous ne pouvons pas Le connaitre en personne comme l’avaient fait les disciples. Cependant, il est intéressant de constater que, malgré cette proximité, ils n’avaient pas toujours compris Ses paroles, ce qui souligne notre besoin du Saint-Esprit pour nous guider (voir
Jn 16:13
). Plus nous Le connaissons, plus nous nous rapprochons de Lui, car nous expérimentons « la puissance de sa résurrection » (
Phil 3:10
), qui nous élève à la « nouveauté de vie » (
Rm 6:4
, LSG).

Une autre manière de nous rapprocher de Jésus est par « la communion de ses souffrances » (
Phil 3:10
, LSG). Chaque épreuve rencontrée, chaque souffrance endurée, nous aide à mieux connaitre et apprécier ce que Jésus a souffert pour nous, et à mieux comprendre Sa volonté.

Une troisième manière de nous rapprocher de Jésus est le fait de courir « vers le but » (
Phil 3:14
, LSG). Quel est ce but? Il traduit un mot grec unique (skopos), désignant la ligne d’arrivée d’une course et le prix accordé au vainqueur. Paul l’appelle « le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ » (
Phil 3:14
, LSG). De même que le Christ, par Sa mort et Sa résurrection, est monté au ciel, Dieu nous invite à recevoir la même récompense céleste: la vie éternelle.

De toute évidence, nous n’y sommes pas encore. Nous ne serons pleinement parfaits que lorsque le « corps de notre humiliation » sera transformé pour être rendu « semblable au corps de sa gloire » (
Phil 3:21
, LSG). Mais en Le connaissant et en invitant Sa présence chaque jour, nous avançons vers l’objectif d’être semblables à Jésus dès maintenant en toutes choses. C’est aussi la « seule chose » sur laquelle Paul concentrait toute son attention. Tout comme dans une course (voir
1 Cor 9:24-27
), nous ne prêtons aucune attention à notre passé ni à ceux qui nous suivent. Notre seule préoccupation est l’avenir: ce prix céleste qui nous attend. L’image est frappante: un coureur, tendu de tout son être, se penche vers l’avant pour franchir la ligne d’arrivée.

Dans votre marche avec le Seigneur, pourquoi est-il si important de ne pas regarder en arrière, du moins à vos péchés et échecs passés, mais plutôt de regarder vers l’avenir, à ce qui vous est promis en Christ?
Réflexion avancée:
« Celui qui veut former un caractère fort et bien équilibré, devenir un chrétien pondéré, doit s’abandonner totalement entre les mains du Christ et se dévouer pour lui, car le Rédempteur n’acceptera jamais un service partagé. Il apprendra, jour après jour, ce que veut dire renoncer à soi-même. Il étudiera les saintes Écritures, en pénètrera le sens, obéira à ses préceptes. Ainsi pourra-t-il atteindre la perfection chrétienne. Jour après jour, Dieu collaborera avec l’homme pour perfectionner son caractère, afin qu’il soit en état de se présenter devant lui lors de l’épreuve finale. Jour après jour, le croyant montrera par une sublime expérience faite devant le monde et les anges comment peut opérer l’Évangile chez les êtres déchus. » Ellen G. White, Conquérants pacifiques, pp. 428, 429.

« Ceux qui attendent l’arrivée de l’Époux doivent dire au monde: “Voici votre Dieu!”
Les derniers rayons de la lumière de la grâce, le dernier message de miséricorde qu’il faut porter à l’humanité, c’est une révélation de son amour. Les enfants de Dieu sont appelés à manifester sa gloire. Dans leur vie et leur caractère, ils ont à témoigner de ce que la grâce de Dieu a fait pour eux. La lumière du Soleil de justice doit produire des paroles de vérité et des œuvres de sainteté. » Ellen G. White, Les Paraboles de Jésus, p. 364.


Discussion:

1) Attardez-vous davantage sur l’exhortation à nous réjouir dans le Seigneur. Remarquez qu’il ne s’agit pas du fait de nous réjouir dans nos épreuves (bien que ce soit biblique aussi), mais dans le Seigneur. Pourquoi est-il si important de toujours garder devant nous le Seigneur, Sa bonté, Sa puissance, Son amour et Son salut? En quoi cela nous aide-t-il au milieu des épreuves inévitables de la vie?

2) Remarquez comment les citations ci-dessus décrivent le rôle de la grâce dans la production des « bonnes œuvres » chez les chrétiens. Pourquoi cette fonction de la grâce est-elle si importante alors que nous attendons le retour prochain du Christ?
Autrement dit, bien que nous ne soyons pas sauvés par les œuvres, sommes-nous réellement sauvés si nous ne les accomplissons pas?

3) Réfléchissez à cette idée de ne pas mettre sa confiance dans la chair. Que signifie cela? Pourquoi ne devons-nous pas lui faire confiance? Notre chair n’est-elle pas pourtant un don de Dieu?
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